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Angélique Villeneuve, auteur de l'inédit Initiales 2016

Angélique Villeneuve, auteur de l'inédit Initiales 2016

Fin 2016, Angélique Villeneuve,......

Nuit de septembre
14,00

« Une nuit, ton fils s'est tué dans sa chambre, au premier étage de votre maison. Au matin à huit heures, avec son père tu Tas trouvé.
Depuis, à voix basse, tu lui parles. Tu lui demandes s'il se souvient.
La mer étale à huit heures du soir, les talus hérissés d'iris, les pierres de la cour tièdes sous la peau du pied, les filles dont les yeux sourient, toutes les choses belles et la lande silencieuse.
Tu espères tant qu'il est parti gonflé d'elles. Mais comme tu n'es pas sûre qu'en aide, en ailes, ces choses lui soient venues cette nuit-là, tu les lui donnes par la pensée, la respiration, le murmure. »
Avec une sensibilité vibrante, lumineuse et poétique, Angélique Villeneuve dit l'après : comment exister sans celui dont on respecte silencieusement le choix d'être parti ? Quelle place trouver parmi les vivants et comment leur dire, à travers ce livre, toute la beauté du monde ?


Le doudou des bois
15,50

Georgette a perdu son doudou… mais la vie continue !

Georgette se promène dans les bois. Ça sent bon la terre, la pluie, les champignons. Elle installe son doudou sur un lit de feuilles. Elle admire les belles couleurs de la forêt… Mais le soir, au coucher, il lui manque soudain quelque chose : elle a oublié son doudou ! Là-bas, tout seul sous le grand noir du ciel ! Et le lendemain, de retour sur les lieux, impossible de le retrouver. Courageuse et volontaire, Georgette s’entête. Elle cherche l’odeur perdue du dodo, dans ce grand dehors. Et elle réussit : elle ramènera chez elle un petit loup gris, un vrai, bien vivant, mariant la douceur du dedans… à l’odeur du dehors.


Un territoire, roman
15,20

« Ils n'avaient jamais eu et ne voudraient jamais, lui hurlèrent-ils à la figure, ni d'un père, ni d'une mère. Et d'elle certainement pas, avec son gros corps lourd, son air de vache, sa cervelle piétinée. Ils oublièrent ce qu'ils étaient avant, un seul corps à eux trois. Ils devinrent comme des animaux et elle, dans le terrier, après l'effondrement, n'eut d'autre solution que de se dessiner, lentement, un espace humain où se tenir debout. Elle le trouva dans le geste. Elle le trouva dans le linge, dans l'éponge, dans l'évier. Mais elle le trouva, et elle se tint debout. »

Dans une maison modeste et peuplée des fantômes du passé, une femme vit sous le joug d'enfants devenus grands. Qui sont ce Garçon, cette Fille, qui s'acharnent sur elle ? Quel drame s'est noué derrière ces murs ordinaires pour que tous trois en soient arrivés là ?

Les souvenirs remontent. Ceux d'un temps où l'amour, la tendresse, avaient aussi leur place. Alors cette femme sans nom, dont l'existence n'est qu'apparente oppression, invente un territoire d'une bouleversante humanité et trace au fil des pages le chemin de la résilience.

Dévoilant peu à peu les origines du drame, Angélique Villeneuve s'attache à l'intime, d'une écriture au ras du corps, parcourue de soudaines lumières.

Angélique Villeneuve, qui a vécu en Suède et en Inde, est née en 1965 à Paris où elle habite aujourd'hui.


Grand Paradis / roman, roman

LIVRE :

À presque cinquante ans, Dominique a gardé un peu de la sauvagerie de l’enfance, et reste étrangère à sa propre vie. Employée d’un fleuriste, elle se réfugie à ses heures perdues dans un coin de campagne qu’elle a, dès son plus jeune âge, baptisé Grand Paradis.

Sa sœur, la farouche Marie, la recontacte un jour pour lui signifier qu’elle quitte définitivement leur petite station balnéaire : elle souhaite à cette occasion se débarrasser de leurs souvenirs de famille. En acceptant de les reprendre, Dominique retrouve les lettres adressées par leur mère à leur père après qu’il les eût mystérieusement abandonnées, mais aussi les photos d’une aïeule dont elle n’avait jamais entendu parler : Léontine. L’un de ces saisissants clichés, pris par le photographe Albert Londe, associé au professeur Charcot à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, représente Léontine en pleine crise d’hystérie. Plus qu’intriguée par cette image, Dominique entreprend de fouiller les archives de la Salpêtrière pour en découvrir davantage sur l’hystérie, sur cette lointaine parente, sur les siens… et sur elle-même.

AUTEUR :

Angélique Villeneuve est née en 1965 à Paris. Elle a vécu en Suède puis en Inde, et habite aujourd’hui Paris. Grand Paradis est son troisième roman, après Âge mental (Denoël, 2001) et Ne plus y penser (Panama, 2005).


Les fleurs d'hiver / roman
15,00

Octobre 1918. La guerre s'achève. Toussaint rentre chez lui. Il va retrouver Jeanne, sa femme, et la petite fille qu'il n'a pas vue grandir. Mais ce n'est pas du fond des tranchées qu'il revient, c'est de l'hôpital du Val-de-Grâce, service des gueules cassées.

Pour Jeanne, ouvrière fleuriste, ce retour signifie le début d'un nouveau combat. Si pendant quatre ans elle a su affronter l'absence, la peur et les privations, le silence de l'homme qu'elle aime et le bandeau que nuit et jour il garde sur le visage seront des ennemis autrement plus cruels.

Le chemin qu'ils vont parcourir tous deux, ensemble et séparément, Angélique Villeneuve le livre ici avec pudeur, cherchant l'éblouissement dans l'ombre et les fleurs dans l'hiver.

« Elle voudrait pouvoir approcher Toussaint, lever vers lui un visage clair, elle voudrait n'avoir qu'un seul sentiment et ne rien inventer, et puis voilà que tout s'embrouille, rien n'est comme elle a prévu et elle n'a rien prévu, pas voulu y penser, pas pu croire qu'un jour ça allait vraiment arriver. »

Angélique Villeneuve, qui a vécu en Suède et en Inde, est née en 1965 à Paris où elle habite aujourd'hui.