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Le conflit n'est pas une agression, Rhétorique de la souffrance, responsabilité collective et devoir de réparation
EAN13
9782490077489
ISBN
978-2-490-07748-9
Éditeur
B42
Date de publication
Collection
CULTURE
Nombre de pages
295
Dimensions
22 x 13 x 1 cm
Poids
338 g
Langue
français
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Le conflit n'est pas une agression

Rhétorique de la souffrance, responsabilité collective et devoir de réparation

B42

Culture

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Dans cet essai, Sarah Schulman fait le pari de lier les relations intimes, les luttes contemporaines autour du racisme ou du sida et la politique internationale. Elle met en avant la persistance, ici et là, de fallacieuses accusations d’agressions mobilisées pour décliner la responsabilité de chacun dans une situation conflictuelle.
Ce travail profond, aussi courageux qu’impertinent, montre comment la sanction et la répression prennent le pas sur l’auto-analyse à l’échelle individuelle et collective, et comment l’altérité sert de justification à la violence et à l’exclusion. En décrivant l’action de « groupes nuisibles » dans les mécanismes de l’engrenage de la violence, Schulman expose la manière dont les groupes affinitaires, les communautés, les familles, ainsi que les groupes religieux, ethniques ou nationaux tissent des liens à travers leur refus, partagé, de changer leur manière de se percevoir mutuellement. Elle montre également comment les comportements dominants et les comportements traumatisés se rapprochent par leur commune incapacité à tolérer les différences des autres.
Le Conflit n’est pas une agression est un livre à la fois militant, géopolitique, témoignage historique et essai féministe. Pouvant aussi bien servir de manuel comportemental pour la vie en collectivité que de guide militant permettant de comprendre les grands enjeux sociétaux de ces dernières années, il analyse en détail des événements tels que le conflit israélo-palestinien, Black Lives Matter, ou encore la lutte contre le sida et fait remarquablement écho à des événements antérieurs à sa publication, comme l’affaire Weinstein et le mouvement Me too. Plus largement, cet ouvrage tente d’offrir des solutions à une question complexe : comment désamorcer un conflit ? En distinguant le conflit de l’agression, Sarah Schulman revalorise la notion même de conflit et lui offre une valeur tant ontologique que symbolique. Loin de constituer une agression, celui-ci doit être mis en avant comme une façon d’entamer le dialogue entre les différentes strates constituant la société, en dépit des questions de nationalité, classe sociale, race et/ou genre.
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