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La Grande Mandragore : 3 rue des Tonneliers 71100 Chalon sur Saône - 03 85 48 74 27

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Alex-Mot-à-Mots

https://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

14,30
Conseillé par
16 juillet 2024

1939-1945, Rome

Je me suis aperçue, au fur et à mesure de ma lecture, que j’avais déjà lu ce roman il y a des années. Mais impossible de me rappeler la fin.

J’ai suivie de nouveau Ida et son fils Nino dans Rome au temps du Duce. Nino qui devient chemise noire puis, quand le vent tourne, se converti au socialisme et puis après…. on en sait pas trop si ce n’est que c’est louche.

Ida qui se fait violer par un soldat allemand et qui donnera naissance à Useppe, bébé puis enfant chétif vivant caché.

J’ai eu de la peine pour Ida, à moitié juive, qui a peur de tout et de tous, contrairement à son fils aîné qui n’a peur de rien.

J’ai aimé suivre Useppe et découvrir l’histoire de sa mère et un peu celle de son père.

Nino m’a agacé par sa bravoure de pacotille. Je lui ai préféré le personnage de David Segré, alias Carlo Vivaldi, alias Piotr.

J’ai aimé les Milles : cette maison dans laquelle Ida et Useppe trouve refuge après le bombardement de leur quartier. J’ai aimé les personnages qui peuplent cette maison-refuge.

Et puis après, l’auteure m’a perdu, multipliant les personnages et leur histoire, multipliant les interventions politiques anarchistes.

J’ai trouvé un peu facile qu’Ida représente la mère patrie : un peu juive, un peu italienne ; son fils aîné l’Italie de Mussolini qui retourne sa veste, et son dernier Useppe comme le symbole de la courte présence allemande dans le pays.

J’ai souri chaque fois que l’auteure utilisait l’adjectif autarcique. Il y avait beaucoup de choses autarciques à cette époque en Italie.

Je n’ai pas aimé la place des rêves dans le roman : les personnages rêvent beaucoup trop, à mon avis. Mais j’ai aimé les chansons et poésies qui parsèment la lecture.

Mais j’ai aimé découvrir la ville de Rome pendant ces temps terribles.

L’image que je retiendrai :

Celle de Nino promettant à son frère qu’il viendrait, et Useppe qui l’attend sans relâche.

Sonatine éditions

23,00
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16 juillet 2024

Etats-Unis, racisme

Ce troisième roman de l’auteur est de facture somme toute classique : on devine très vite le fin mot de l’histoire.

Ce qui est intéressant, dans ce roman, c’est que l’auteur nous parle du Sud en 2017.

La ville de Charon dans laquelle se déroule le roman semble emblématique du Sud : sa statue d’un Confédéré que certains voudraient voir déboulonnés ; son premier shériff noir ; son président du conseil de la ville raciste…

Titus Crown est donc le nouveau shériff noir de cette ville au nom prédestiné. Ses adjoints sont blancs et chacun a son caractère.

J’ai aimé cet homme, ancien du FBI qui tente de mener son enquête malgré les bâtons dans les roues que lui met Scott le président du conseil de la ville qui n’a pas digéré son élection.

J’ai aimé ce que l’auteur nous donne à voir de la persistance de la ségrégation : les tables d’autopsie sont les seuls bastions de l’égalité (p.137) ; mais les entreprises de pompes funèbres ne sont pas les mêmes pour les Blancs et les Noirs.

Un Sud contrarié par son passé et terrifié par son avenir.

Un Sud hanté par le Christ (la ville de Charon compte plus de 30 Eglises).

J’ai découvert l’existence de l’Union des Filles de la Confédération qui avait la charge de faire élever des statues aux soldats Confédérés. Statues qui posent problème en 2017 à l’heure du déboulonnage.

J’ai aimé ce roman pour ce qu’il m’a appris des états sous la ligne Masson-Dixon dans lesquels la cohabitation noirs-blancs restent tendue.

L’image que je retiendrai :

Celle du saule sous lequel sont enterrés les corps des enfants noirs.

Conseillé par
16 juillet 2024

maternité

J'ai aimé le début du livre : la maternité de la narratrice, sa dernière née différente, ses problème de lactation et son refuge dans la poésie de Eibhlín Dubh Ní Chonaill.
Et puis les enfants grandissent et l'auteure m'a perdu : la recherche de Eibhlín Dubh Ní Chonaill ne m'a pas enthousiasmée.
L'auteure est pourtant une grande poétesse irlandaise, mais je suis restée hermétique à son texte et sa recherche.

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4 juillet 2024

Innue, Québec

J'ai aimé cette jeune femme qui part suivre son amoureux dans sa tribu Innue.
J'ai aimé découvrir la vie de la tribu avec elle au gré des déplacements saisonniers.
J'ai aimé l'odeur des sapins dont les branches tapissent les sols des habitations.
J'ai aimé cette grand-mère qui fume comme une Innue et qui craque son allumette sur sa jupe.

Andrée Michaud

Rivages

9,80
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4 juillet 2024

disparition, Canada

D'entrée de roman, on sent qu'il va se passer quelque chose avec ces trois ados, et quelque chose de pas joli.
L'auteure instille un climat tendu qui durera tout le long de la lecture.
J'ai aimé suivre Aby, Alex et Jude chacun dans un destin différent.
J'ai presque crié à chaque personnage : mais suit ton instinct, bon sang de bois !
Un bémol : trop de détails quand j'aurais voulu que le récit aille plus vite.